Le Pen soutient-elle les gilets jaunes ?

Depuis le 17 novembre, Le Pen et le Rassemblement National prétendent soutenir les Gilets Jaunes. « Un mouvement populaire légitime », selon eux.

Pourtant, le RN et sa leader Marine Le Pen ont, dès le départ, essayé de réduire le mouvement au rejet de quelques taxes, qui « écraseraient les classes moyennes ». Jamais le RN n’a parlé, pour le mouvement des Gilets Jaunes, des ouvriers, qui composent le cœur du mouvement et qui portent l’offensive.

Nos camarades de LePoing.info ont fait un compte rendu d’une audience suite à une manifestation à Montpellier. Sur sept prévenus, six au moins sont des ouvriers, un seul est peut être agent de bureau, et tout autant prolétaire.

Le Rassemblement National soutient les Gilets Jaunes de la classe moyenne, les petits patrons qui roulent en grosse bagnole.

Mais d’un autre coté, Le Pen a annoncé que son camp voterait la loi Anti-Casseurs de Castaner. Déjà, en 2010, Le Pen proposait d’interdire les manifestations, traitait ceux qui manifestaient contre la réforme des retraites de « casseurs ». En 2016, elle s’opposait aux manifestations contre la loi Macron, estimant qu’il était impensable de manifester pendant l’état d’urgence et qu’il faudrait interdire les défilés… Et maintenant Le Pen votera la loi « anticasseurs ».

Les ouvriers, les prolétaires, n’ont jamais rien obtenu par le pacifisme, par la légalité, par des petits défilés bien tranquilles. Aujourd’hui, ils montent dans les grandes villes pour foutre le bordel chez les bourgeois. Et que demande Le Pen ? Des lois contre les « casseurs » qui n’auraient « rien à voir avec le mouvement » ! Dès le 7 décembre, elle envoyait une lettre pour se dissocier de la casse, cette même casse qui a permis le retrait de la CSG, la baisse de quelques taxes ou encore l’accélération de la hausse de la prime d’activité…

A coté de ça, Le Pen et son parti votent systématiquement contre les lois qui remettraient ne serait ce qu’un tout petit peu les privilèges de quelques uns, comme celle sur le droit des affaires. Sans compter l’opposition frontale du RN à la hausse du smic… Sous pretexte que ça attaquerait les petits patrons.

Il est plus facile de défendre les grosses entreprises en prétendant défendre les petites, d’attaquer les ouvriers immigrés que de défendre les prolétaires Français ou non !

Le Pen est une ennemie des gilets jaunes. Il n’y a aucun adversaire institutionnel à Macron !

Un seul camp, celui du peuple ! Boycottons le grand débat, boycottons les élections ! Voter Le Pen, c’est voter Castaner et Macron !

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